L’inflammation et son rôle dans les maladies modernes

Y a-t’il une ou plusieurs choses qui perturbent ton quotidien sur le plan de la santé? Que ce soit tes douleurs chroniques, ta fatigue persistante, ta prise de poids, ton manque d’énergie, ta santé mentale, ta haute pression, tes troubles digestifs, ou encore la qualité de ton sommeil, tous sont potentiellement liés à ton inflammation.

L’inflammation a un impact significatif sur de nombreuses hormones dans ton corps. L’impact sur ces hormones peut entraîner un large éventail de symptômes et de conditions qui peuvent perturber ton bien-être général. Sa gestion est donc cruciale pour maintenir une bonne santé globale.

Qu’est-ce que l’inflammation?

L’inflammation est un processus biologique qui sert de première ligne de défense au corps humain contre les bactéries, virus, toxines ou les dommages physiques tels que les coupures ou les blessures.

C’est une réponse immunitaire protectrice qui vise à initier la guérison.

Ce mécanisme est caractérisé par des signes comme: rougeur, chaleur, douleur, gonflement et parfois perte de fonction dans la zone affectée.

Ces symptômes sont le résultat de l’augmentation du flux sanguin vers la zone affectée, de la dilatation des vaisseaux sanguins et du déplacement des cellules immunitaires vers le site de l’infection ou de la blessure.

Les types d’inflammation

L’inflammation peut être classée en deux grandes catégories : aiguë et chronique.

L’inflammation aiguë est la réponse immédiate et de courte durée du corps à un stimulus nocif. Elle est bénéfique, car elle permet de combattre rapidement l’infection ou de réparer les dommages des tissus. Les signes d’inflammation aiguë sont souvent visibles et disparaissent une fois que la guérison a commencé. Par exemple, l’inflammation autour d’une blessure aide à nettoyer et à guérir la plaie. D’autres exemples d’inflammation aiguë seraient une coupure qui devient rouge, chaude et enflée, une infection des voies respiratoires provoquant une inflammation des bronches ou une entorse de la cheville causant un gonflement.

En revanche, l’inflammation chronique est une réponse prolongée qui peut persister pendant des mois ou même des années. Elle survient lorsque le mécanisme inflammatoire ne peut pas être complètement désactivé, souvent dû à des irritants ou des conditions persistantes comme une infection chronique, une exposition continue à un allergène ou des maladies auto-immunes où le système immunitaire attaque « par erreur » ses propres tissus du corps.

Cette forme d’inflammation peut entraîner des dommages tissulaires et est impliquée dans le développement de nombreuses maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’arthrite rhumatoïde et certaines formes de cancer.

La gestion de l’inflammation chronique est cruciale pour la prévention et le traitement de ces conditions de santé. Bien que l’inflammation soit essentielle pour la survie et la guérison, son dérèglement peut conduire à des problèmes de santé significatifs.

Rôle de l’alimentation dans l’inflammation

L’alimentation joue un rôle majeur dans la gestion de l’inflammation dans le corps humain, agissant comme un modulateur soit pro-inflammatoire, soit anti-inflammatoire.

Les aliments pro-inflammatoires

Certains aliments peuvent augmenter l’inflammation. Par exemple, les aliments riches en sucres raffinés, en amidon et en glucides à index glycémique élevé peuvent provoquer des pics de glucose dans le sang, ce qui entraîne une augmentation des niveaux d’insuline et de cytokines pro-inflammatoires. Les cytokines permettent aux cellules du système immunitaire de communiquer entre elles. En circulation, elles peuvent indiquer la présence d’une infection ou de pathogènes dans le corps. Elles peuvent endommager les tissus et les artères sanguines si elles sont produites en excès ou de manière répétitive et prolongée.

Les huiles végétales (ou huiles de graines) comme l’huile de canola, l’huile de maïs, l’huile de tournesol, l’huile de pépins de raisin et l’huile de soja sont omniprésentes dans les produits alimentaires et les produits de boulangerie industriels.

Ces huiles sont considérées comme des huiles ultra-transformées puisse qu’elles subissent de multiples étapes de raffinage, de décoloration et de désodorisation pour en faire des produits stables et sans saveur. Ces huiles présentent un mauvais profil oméga, avec un excès d’acides gras oméga-6 par rapport aux oméga-3.

Un excès d’acides gras oméga-6 vs oméga-3 peut favoriser une réponse inflammatoire en déséquilibrant les ratios d’acides gras essentiels dans le corps.

De nombreux produits alimentaires industriels, tels que les biscuits, les craquelins, les chips, la mayonnaise, les vinaigrettes, les barres tendres, les pains, les muffins, les tartes, les beignes, la pizza, les sauces et les céréales de petit-déjeuner, contiennent tous de ces huiles inflammatoires. Ces huiles hautement raffinées peuvent avoir des effets négatifs comparativement aux huiles vierges de qualité, comme certaines huiles d’olive et l’huile de noix de coco.

Voici un exemple d’un menu complet sur une journée avec des produits contenant des huiles végétales: pour déjeuner, un bol de céréales Cheerios, une barre tendre comme collation, une salade de légumes avec vinaigrette pour diner ainsi qu’un sandwich à la dinde avec mayonnaise, des craquelins comme collation d’après-midi et un souper de pizza surgelée avec des bâtonnets de poulet pané. Comme dessert, un brownie, des chips ou du popcorn. Ces huiles végétales sont partout. Vérifie les ingrédients avant d’acheter.

L’importance de réduire ces produits inflammatoires ne peut être surestimée.

Noix et graines

On dit que les noix et les graines fournissent des acides gras bénéfiques et des antioxydants, contribuant ainsi à une meilleure santé cardiovasculaire et à la réduction de l’inflammation.

Tout d’abord, de toutes les parties des plantes, les graines tendent à être les plus délicates lorsque consommées par les humains. Les graminées, les arbres et les légumineuses sont des plantes qui possèdent des graines qui ont toutes des noms différents. Les grains sont les graines des graminées, incluant le blé, le maïs, l’avoine et le riz. Les noix comme les noix de macadamia, les noisettes et les pacanes sont les graines des arbres. Et les légumineuses ont des graines que l’on appelle les pois, les lentilles, les sojas et les pois chiches.

Ce qu’il faut retenir ici est que ce ne sont rien d’autre que des graines. Il n’est pas nécessaire de se perdre à vouloir déterminer si une arachide est une noix ou une légumineuse. Sachez simplement qu’elles sont toutes des graines.

Un bol de gruau d’avoine garni de noix et de graines de chia est un bol de graines.

Ces graines sont les bébés des plantes. Assurer la survie et le succès de ces bébés est d’une importance capitale pour la plante. Contrairement à ce que l’on croit habituellement, la nutrition contenue dans les graines est destinée à la croissance de cette future plante, et non pour la santé et la nutrition humaines. Tenter de s’approprier cette nutrition pour nous-mêmes peut conduire à certaines conséquences néfastes.

Alors, quels sont les dangers pour la santé de la consommation de graines?

La consommation de graines peut comporter des risques pour la santé chez certaines personnes. Les plantes utilisent des substances phytochimiques comme mécanisme de défense contre les prédateurs, y compris les humains. Les graines, étant cruciales pour la survie et la propagation des plantes, sont particulièrement bien protégées. Ces substances, souvent appelées antinutriments, peuvent interférer avec l’absorption des nutriments, causer des dommages à la muqueuse intestinale et déclencher des réponses inflammatoires. Par exemple, les phytates présents dans les graines peuvent bloquer l’absorption de minéraux essentiels comme le fer, le zinc et le calcium, tandis que les inhibiteurs d’enzymes peuvent perturber la digestion.

Les graines peuvent être classées en deux grandes catégories : les graines « nues » et les graines « protégées ». Les graines nues, comme celles des légumes à feuilles ou des légumineuses, n’ont pas de coque protectrice externe, mais contiennent des toxines internes pour dissuader les prédateurs. D’autre part, les graines protégées, comme celles des fruits, sont entourées d’une coque qui permet à la graine de passer intacte à travers le système digestif d’un animal pour être semée ailleurs, profitant ainsi de la fertilisation naturelle.

Pour conclure, les antinutriments des graines comme les lectines et les phytates peuvent irriter la muqueuse intestinale et perturber le microbiome, particulièrement chez les individus ayant un intestin sensible.

Ces substances non digérées nourrissent les pathogènes de la flore intestinale, ce qui augmente la production de toxines responsables de symptômes tels que des migraines, de la fatigue, de l’anxiété, des douleurs abdominales et autres problèmes de santé. Supprimer temporairement ces aliments de l’alimentation peut réduire l’inflammation et permettre à l’intestin de se régénérer. Une réintroduction progressive, en utilisant des méthodes de préparation adaptées comme le trempage, la germination ou la fermentation, peut ensuite améliorer leur digestibilité et diminuer leurs effets négatifs.

Personnellement, dans mon ancienne vie où je suivais un régime alimentaire « normal », j’étais constamment en état d’inflammation. J’avais des ballonnements et des douleurs digestives en permanence. Je consommais de grandes quantités de légumineuses et de noix, comme du beurre d’arachide, des pois chiches et des amandes. Ce n’est que plus tard, en adoptant un régime moins inflammatoire, que j’ai constaté que les amandes me causaient beaucoup d’inconfort et de problèmes digestifs. Tout le monde est différent, mais dans mon cas, j’ai vu que ça ne fonctionnait pas pour moi.

Pour ceux qui choisissent malgré tout de consommer des graines, des techniques comme le trempage, la germination ou la fermentation peuvent diminuer la teneur en antinutriments.

Fruits et légumes

Tout le monde (ou presque) est en accord pour dire que les fruits et les légumes sont excellents pour la santé, car ils sont riches en antioxydants et en composés anti-inflammatoires qui peuvent aider à combattre l’inflammation.

Toutefois, ce dont on entend moins parlé est que certains fruits et légumes peuvent également contenir des antinutriments (les oxalates et lectines entre autres) qui peuvent interférer avec l’absorption des nutriments, affecter la paroi intestinale et déclencher des réponses inflammatoires chez certaines personnes.

Les lectines sont des protéines que l’on trouve dans de nombreux aliments d’origine végétale, notamment les grains, les légumineuses et mêmes les fruits et légumes. Elles peuvent lier les sucres et se fixent aux membranes cellulaires dans le système digestif. Comme expliqué plus haut, les dangers potentiels des lectines incluent l’inflammation, la perturbation de la digestion et, dans certains cas, la contribution à la perméabilité intestinale (syndrome de l’intestin perméable ou « leaky gut »), ce qui pourrait mener à des réactions auto-immunes et à d’autres problèmes de santé. Les lectines sont présentes dans les haricots rouges, pois chiches, lentilles, sojas, tomates, courgettes, aubergines et poivrons.

Les oxalates sont des composés qui peuvent se lier au calcium pour former des oxalates de calcium, qui peuvent contribuer à la formation de calculs rénaux chez certaines personnes. Ils peuvent aussi interférer avec l’absorption des minéraux et dans certains cas, causer des irritations gastro-intestinales ou des problèmes systémiques si consommés en grandes quantités. Les oxalates sont présents en grande quantité dans les épinards, la rhubarbe, les betteraves, les amandes, le chocolat noir, la patate douce, la noix de cajou, le thé noir et certains fruits comme la framboise, la mûre et le kiwi.

Ces composés ne sont pas nécessairement nocifs pour tout le monde et leur impact peut être évité par diverses méthodes de préparation des aliments (comme la fermentation, la germination, la cuisson ou la combinaison avec des aliments riches en calcium), qui peuvent réduire le contenu de ces substances. De plus, l’effet toxique ou inflammatoire dépend souvent de la quantité consommée, de la biodisponibilité des nutriments dans le régime alimentaire global et des capacités digestives individuelles.

Les aliments anti-inflammatoires

Les aliments anti-inflammatoires aident à réduire l’inflammation dans le corps et peuvent contribuer à améliorer la santé globale. Parmi les aliments les plus bénéfiques, on retrouve les poissons gras tels que le saumon, le maquereau, les sardines et la truite, riches en acides gras oméga-3. Les protéines animales comme la volaille, les œufs, les bouillons d’os, le beurre, les viandes rouges et les graisses animales vont aussi jouer un rôle positif. De plus, les huiles non transformées telles que l’huile d’olive extravierge, l’huile d’avocat et l’huile de noix de coco pure ont des propriétés anti-inflammatoires.

Les produits laitiers comme le lait, le yogourt et le fromage peuvent avoir des effets anti-inflammatoires. Des études ont montré que la consommation de produits laitiers peut améliorer les biomarqueurs de l’inflammation. Les produits laitiers fermentés, comme le yogourt, peuvent être particulièrement bénéfiques grâce à leur contenu probiotique. Cependant, note que les effets peuvent varier d’une personne à l’autre et dépendre de facteurs individuels, tels que la tolérance au lactose et les préférences alimentaires.

Les noix, les légumineuses, les fruits et les légumes peuvent aussi avoir des propriétés anti-inflammatoires. Il est avantageux de choisir des fruits et légumes locaux et de saison, de préférence biologiques, pour bénéficier de leurs nutriments tout en minimisant l’exposition aux pesticides et autres produits chimiques.

La fermentation, le trempage, la cuisson ou la germination peuvent également être avantageux pour bien traiter les noix et légumineuses, afin d’éliminer les éléments inflammatoires qu’ils peuvent contenir. Ces méthodes aident à réduire les niveaux de lectines et d’autres composés potentiellement inflammatoires. La fermentation et la cuisson est aussi très bénéfiques pour les légumes afin de neutraliser leurs anti-nutriments.

Intégrer ces aliments dans votre alimentation quotidienne peut aider à réduire l’inflammation et à promouvoir une meilleure santé.

La viande rouge n’est-elle pas inflammatoire?

La viande rouge est souvent critiquée comme étant malsaine, bloquant les artères, favorisant le cancer, etc. Cependant, des recherches révèlent que ce pourraient être les comportements malsains associés à la consommation de viande rouge qui en sont responsables, et non la viande rouge elle-même.

Une méta-analyse de référence publiée en 2021, portant sur 24 études, a révélé que la consommation totale de viande rouge n’affecte pas les biomarqueurs du contrôle glycémique ou de l’inflammation chez les adultes à risque de maladie cardiométabolique. [1]

C’est important, car on croyait auparavant que la viande rouge était liée aux maladies cardiovasculaires et au diabète de type 2.

Une étude de 2007 a révélé que remplacer les glucides par de la viande rouge réduisait les marqueurs de l’inflammation. [2]

Les preuves montrent que la viande rouge n’est pas plus inflammatoire que les viandes maigres ou le poisson. Il n’y a aucune preuve que la viande rouge cause de l’inflammation plus que les autres viandes. La viande rouge non transformée est un aliment nutritif qui ne devrait pas être restreint par ceux qui cherchent à réduire l’inflammation.

Bien que certaines recherches suggèrent que la consommation de viande rouge peut avoir des effets néfastes sur la santé, il est important de considérer la qualité des données. De nombreuses études sur les régimes alimentaires reposent sur des données autodéclarées, connues pour être peu fiables.

De plus, certaines études épidémiologiques sont de faible qualité et ne permettent pas d’établir une relation de cause à effet claire entre la consommation de viande rouge et certains problèmes de santé.

En réalité, la viande rouge est une source précieuse de protéines, de fer héminique, de zinc et de vitamines du groupe B, des nutriments essentiels pour la santé globale. La viande rouge joue un rôle positif dans le maintien de la santé et des performances physiques.

Graisses saturées: bonnes ou mauvaises?

Traditionnellement, les graisses saturées comme le beurre, la graisse de boeuf, la graisse de porc, l’huile de coco et la crème ont été considérées comme néfastes pour la santé, directement associées aux maladies cardiaques en raison de leur supposée influence sur l’augmentation des niveaux de cholestérol. Aujourd’hui, on remet en question cette perception.

Une étude de 2009 démontre que la plupart des personnes qui font des crises cardiaques n’ont pas un taux de cholestérol élevé. [3]

Une autre étude démontre que chez les personnes âgées, un taux de cholestérol élevé est parfois lié à un risque plus faible de décès. [4]

Les graisses saturées sont essentielles pour diverses fonctions biologiques, comme la formation des membranes cellulaires et la synthèse des hormones.

Des sources saines comme l’huile de coco, le ghee et les gras d’origine animale peuvent fournir des acides gras bénéfiques et d’autres nutriments. Ces graisses jouent un rôle important dans l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E et K), la production d’énergie et le maintien de la santé cellulaire.

Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, certaines études ont découvert que consommer plus de graisses saturées pourrait mener à une réduction du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC). Par exemple, une étude de 2010 publiée dans le American Journal of Clinical Nutrition a montré que la consommation de graisses saturées était associée à un risque réduit de décès par AVC chez 58 453 adultes sur une période de 14 ans. [5]

En conclusion, l’alimentation n’est pas seulement un facteur de prévention, mais aussi de gestion de l’inflammation. En choisissant soigneusement ce que nous mangeons, nous pouvons influencer notre santé immunitaire et diminuer le risque de développer des maladies liées à une inflammation chronique.

Additifs alimentaires

Les additifs alimentaires, souvent ajoutés pour améliorer la conservation, la texture, le goût ou l’apparence des aliments, peuvent également jouer un rôle dans la promotion de l’inflammation dans le corps humain.

De plus, certains colorants alimentaires synthétiques ont été associés à des réactions inflammatoires, surtout chez les individus sensibles ou allergiques, entraînant des symptômes comme l’urticaire ou l’asthme.

Les émulsifiants, tels que la gomme de cellulose et certains polysorbates, sont d’autres additifs utilisés pour maintenir une consistance uniforme dans les produits alimentaires comme les sauces et les desserts. Ils peuvent altérer la composition microbienne de l’intestin, favorisant une inflammation de bas grade. Des études ont montré que ces émulsifiants peuvent perturber la barrière intestinale, permettant aux bactéries de pénétrer dans les tissus, ce qui déclenche une réponse immunitaire inflammatoire. [6]

Le glyphosate, un herbicide largement utilisé en agriculture, peut également être problématique. Bien qu’il n’est pas un additif dans le sens strict, il est souvent détecté dans les produits alimentaires, surtout dans les céréales non biologiques. Il y a des préoccupations quant à son potentiel à causer de l’inflammation en altérant le microbiome intestinal et en agissant comme un perturbateur endocrinien.

Enfin, il y a les préservatifs alimentaires tels que le BHA (butylhydroxyanisol) et le BHT (butylhydroxytoluène), utilisés pour prolonger la durée de vie des produits alimentaires en empêchant l’oxydation des graisses. Ces composés sont controversés en raison de leur potentiel à provoquer des réactions inflammatoires chez certains individus. Les effets de ces additifs peuvent varier en fonction de la sensibilité individuelle, de la dose et de la fréquence de consommation. Leur potentiel inflammatoire souligne l’importance de choisir des aliments avec moins d’additifs ou d’opter pour des produits biologiques et moins transformés pour réduire le risque de réactions inflammatoires indésirables.

Les impacts de l’inflammation sur le corps

L’inflammation peut toucher pratiquement toutes les régions du corps et se manifester de différentes façons, selon la personne. Voici un aperçu des zones qui peuvent être affectés.

Une inflammation chronique dans l’intestin, comme le Crohn ou la colite ulcéreuse, peut entraîner des ballonnements, des douleurs abdominales et des troubles digestifs.

L’inflammation affecte aussi de nombreuses hormones dans ton corps, ce qui peut provoquer divers symptômes et déséquilibres entre celles-ci.

Une inflammation chronique des parois vasculaires (inflammation endothéliale) peut contribuer à la rigidité des artères et à l’hypertension. C’est souvent lié à des problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires, l’athérosclérose et la démence.

Les inflammations articulaires, comme l’arthrite, l’arthrose ou la polyarthrite rhumatoïde, peuvent entraîner des douleurs, des gonflements, des raideurs au dos, aux genoux, aux chevilles, aux articulations, etc. L’inflammation des vertèbres ou des disques intervertébraux peut causer des maux de dos chroniques.

L’inflammation du cerveau est un facteur crucial dans le développement et l’aggravation de nombreuses maladies neurologiques et psychiatriques. Certaines recherches montrent que l’inflammation cérébrale peut être liée à des troubles tels que l’autisme, le trouble déficitaire de l’attention, la dépression et la maladie d’Alzheimer. Cette inflammation perturbe les fonctions cérébrales normales, entraînant des symptômes variés et souvent graves.

Des experts en santé mentale explorent le concept de « l’énergie cérébrale » comme un élément central dans la compréhension et le traitement des maladies psychiatriques. Selon ces experts, lorsque le cerveau ne parvient pas à produire ou utiliser l’énergie efficacement, ça peut conduire à divers symptômes psychiatriques.

Les maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer, le Parkinson et la sclérose en plaques sont également associées à l’inflammation chronique.

Enfin, le régime cétogène, riche en graisses et pauvre en glucides, est traditionnellement utilisé pour traiter l’épilepsie, mais il montre également des promesses dans le traitement de la schizophrénie. En améliorant le métabolisme énergétique du cerveau et en réduisant l’inflammation, le régime cétogène pourrait aider à atténuer les symptômes de la schizophrénie. Des recherches préliminaires et des études de cas suggèrent que ce régime peut stabiliser l’humeur, améliorer la clarté mentale et réduire les symptômes psychotiques chez certaines personnes. Ce domaine de recherche émergent offre de l’espoir pour de nouvelles approches thérapeutiques dans le traitement des maladies psychiatriques.

Réduire l’inflammation est donc essentiel pour améliorer sa santé physique, mentale et cognitive.

Intégrité de la barrière intestinale

L’intégrité de la barrière intestinale est essentielle pour maintenir une bonne santé. Cette barrière fonctionne comme une ligne de défense en empêchant des substances nocives de pénétrer dans notre circulation sanguine. L’une des principales menaces est les lipopolysaccharides (LPS), des molécules toxiques présentes dans les parois cellulaires de certaines bactéries. Lorsque la barrière intestinale est compromise, ces LPS peuvent fuir dans la circulation sanguine, provoquant une réponse inflammatoire qui peut entraîner de graves problèmes de santé. Maintenir la santé de cette barrière est crucial pour prévenir les fuites de LPS et les inflammations associées.

La graisse viscérale: un agent inflammatoire

La graisse viscérale, située autour des organes internes dans l’abdomen, est hautement inflammatoire. Contrairement à la graisse sous-cutanée, la graisse viscérale libère des cytokines inflammatoires qui contribuent à l’inflammation chronique dans le corps. Cette inflammation peut déclencher ou aggraver diverses maladies chroniques. En émettant en permanence des signaux inflammatoires, la graisse viscérale crée un environnement propice aux maladies. Il est donc essentiel de maintenir un poids santé et de réduire sa graisse viscérale.

Ces deux aspects – l’intégrité de la barrière intestinale et la gestion de la graisse viscérale – sont étroitement liés à notre état inflammatoire global et jouent un rôle clé dans la prévention des maladies chroniques.

Adopter un mode de vie sain, qui comprend une bonne alimentation, de l’activité physique régulière et une bonne gestion du stress et du sommeil, est fondamental pour protéger ces systèmes et maintenir une bonne santé à long terme.

Les effets de l’alcool sur le corps

Le sujet dont personne ne veut entendre parler: l’alcool.

Contrairement à certaines croyances populaires, les boissons alcoolisées n’apportent aucun nutriment essentiel au corps humain. Jamais notre corps est en carence d’alcool pour fonctionner correctement.

La consommation régulière d’alcool peut établir un cycle d’inflammation chronique dans le corps, contribuant à l’apparition ou à l’aggravation de maladies comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers et des troubles neurologiques. Bien que certaines études suggèrent que des quantités modérées d’alcool pourraient avoir des effets anti-inflammatoires, ces bénéfices sont souvent éclipsés par les risques à long terme d’une consommation régulière.

Au-delà du foie, l’alcool peut perturber le système immunitaire. Il peut aussi compromettre la barrière intestinale, permettant ainsi à des substances inflammatoires et à des bactéries de pénétrer dans le sang et d’augmenter l’inflammation.

Les effets de la caféine sur le corps

Pour certaines personnes, la caféine du café peut stimuler les hormones de stress comme le cortisol, ce qui peut favoriser l’inflammation chez les individus sensibles. Boire beaucoup de café peut donc amplifier ces effets négatifs.

Comprendre et maîtriser l’inflammation

En conclusion, l’inflammation est une réponse immunitaire naturelle du corps, mais lorsqu’elle devient chronique, elle peut mener à divers problèmes de santé. Nous avons vu comment certains aliments peuvent l’atténuer.

Pour adopter un régime alimentaire plus anti-inflammatoire, il est d’abord conseillé de privilégier les aliments entiers, non transformés.

Cependant, gérer l’inflammation va au-delà de l’assiette. Une approche holistique est essentielle. L’exercice régulier, peut réduire les marqueurs inflammatoires et améliorer la santé en générale. La gestion du stress est également cruciale.

Enfin, un sommeil de qualité joue un rôle très important dans la régulation de l’inflammation. En combinant ces stratégies de vie avec une alimentation anti-inflammatoire, on peut non seulement atténuer les symptômes de maladies inflammatoires, mais aussi prévenir leur apparition, favorisant ainsi une santé optimale sur le long terme.

Le ratio tour de taille/grandeur est un indicateur d’inflammation

Le ratio tour de taille/grandeur est une mesure qui compare ta circonférence abdominale à ta grandeur. Ce ratio permettant d’estimer le risque de problèmes métaboliques et cardiovasculaires.

Est-ce que ton tour de taille a augmenté considérablement avec l’âge (la 40aine, la 50aine, la 60aine, etc)?

On entend souvent: « mais tu sais, à mon âge…. », « oui, mais tu sais, mes parents, mes grands-parents ont vécu la même chose », « oui, mais c’est ma génétique… », etc.

Biensûr que c’est normal que ton corps change, que ton tour de taille augmente avec l’âge, surtout avec les changements hormonaux (testostérone, œstrogène, etc), mais une hausse de 2-3 pouces (5-7cm) tous les 5 à 10 ans mérite une attention particulière pour prévenir les risques pour la santé.

Une telle augmentation du tour de taille signifie qu’il y a une accumulation de graisse dans la région abdominale, et souvent une augmentation de la graisse viscérale autour de tes organes, ce qui en retour devient nocif pour ta santé à long terme.

L’augmentation des graisses en général affecte le fonctionnement des organes internes et augmente aussi le niveau d’inflammation dans le corps, ce qui devient rapidement un cercle vicieux de prise de poids, d’inflammation et de risques accrus pour des maladies chroniques comme le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

Réduire ton tour de taille en stabilisant tes hormones est l’un des moyens les plus efficaces pour diminuer l’inflammation, améliorer ta santé métabolique et augmenter ta longévité.

Contrairement aux croyances populaires

Être fatigué le soir après une grosse journée, c’est normal. Être fatigué tout le temps, ce n’est pas normal.

Avoir des douleurs de temps en temps, c’est normal. Avoir des douleurs tout le temps, ce n’est pas normal.

La haute pression n’est pas normale. Elle est liée à l’inflammation et à la résistance à l’insuline qui, ensemble, forment souvent un cycle vicieux pouvant mener à l’obésité abdominale, laquelle augmente à son tour l’inflammation.

Avoir du brouillard et de la fatigue mentale de temps en temps, c’est normal. En avoir tout le temps, ce n’est pas normal.

Tout ça pourrait bien être le résultat de l’inflammation. L’inflammation peut se corriger avec une meilleure gestion de ton style de vie et en stabilisant tes hormones. Il est peu probable que ton inflammation soit due à une carence en médicaments. En fait, certains médicaments peuvent avoir des effets secondaires qui risques même d’augmenter tes douleurs et ton inflammation.

La prochaine étape pour te sentir mieux

Tu as déjà tout essayé : régimes, restrictions caloriques, exercices et divers changements, mais rien ne fonctionne à long terme. Tu es désespéré, ne sachant pas quoi faire pour la suite. Tu n’as pas besoin de continuer à souffrir.

** Important ** Je veux que tu saches que tu n’es pas en surpoids à cause:

  • d’une mauvaise génétique;
  • d’une consommation excessive de calories;
  • de la paresse.

Tu n’es ni glouton(ne), ni paresseux(se). Le problème vient de notre système de santé et des informations erronées que nous recevons sur l’alimentation. Le défi principal pour perdre de la graisse corporelle et se mettre en forme est très simple: il faut d’abord stabiliser tes hormones afin de contrôler ta faim.

Beaucoup de gens échouent dans leur régime parce qu’ils ne savent pas comment désactiver leurs hormones de la faim. C’est la raison pour laquelle tant de personnes se tournent vers les injections et les chirurgies bariatriques pour la perte de poids.

Les experts ne comprennent pas pourquoi tant de personnes luttent contre cette obsession liée à la nourriture, ni pourquoi beaucoup ont tendance à trop manger régulièrement. Ils sont à court de solutions et ne proposent que des raccourcis qui ne corrigent pas le problème à la source, ce qui ne fait qu’aggraver la situation à long terme.

Rester en forme et perdre du poids sera toujours difficile si tu penses à manger constamment. La réalité est la suivante: tu peux réellement contrôler ces hormones en te concentrant sur le type d’aliments que tu consommes. Ça règlerait le problème à la source et tu retrouverais ton poids santé beaucoup plus facilement. Crois-moi, il faut s’éloigner du comptage de calories, se concentrer davantage sur tes hormones, abaisser ton niveau d’insuline, augmenter ta leptine et tu verras par toi-même.

Contacte-moi si tu as des questions. Ensemble, nous pouvons développer et adopter des stratégies faciles à intégrer pour obtenir des résultats durables, plus d’énergie et une meilleure santé.

Puisque tu lis ceci, tu es probablement comme moi : tu t’autoéduques, tu essaies de rassembler les faits et donner un sens à ton état de santé.

,Mais s’il te plaît ne prends pas ces informations comme une incitation à le faire seul.

Consulte avec ton médecin. Ces informations ne sont pas des conseils médicaux. Je ne suis pas médecin. Je te suggère plutôt de collaborer avec ton médecin, des spécialistes et toute personne nécessaire afin que tu puisses prendre les décisions les plus éclairées concernant ta santé.

Recherches et références

[1] O’Connor LE, Kim JE, Clark CM, Zhu W, Campbell WW. Effects of Total Red Meat Intake on Glycemic Control and Inflammatory Biomarkers: A Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Adv Nutr. 2021 Feb 1;12(1):115-127. doi: 10.1093/advances/nmaa096. PMID: 32910818; PMCID: PMC7850054., https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7850054

Our current meta-analysis and past meta-analyses of RCTs (10, 11) show that red meat intake (mainly unprocessed beef and pork) does not affect short-term changes in cardiometabolic disease risk factors for individuals who are free of, but at risk for, CVD or T2DM. Further, sub-analyses support that consuming a nutrient-dense, healthy eating pattern and achieving a lower body weight improves cardiometabolic disease risk factors, independent of the amount of red meat consumed. This research, when considered as part of the larger array of diverse scientific evidence, provides causal insight that can be used to inform public health recommendations regarding red meat–containing eating patterns and cardiometabolic disease risks.

[2] Hodgson, Jonathan M. et al. Increased Lean Red Meat Intake Does Not Elevate Markers of Oxidative Stress and Inflammation in Humans The Journal of Nutrition, Volume 137, Issue 2, 363 – 367, https://jn.nutrition.org/article/S0022-3166(22)09064-2/fulltext

Our results do not support the suggestion that higher red meat intake leads to increased risk of heart disease and type 2 diabetes via effects of iron to increase oxidative stress and inflammation.

[3] University of California – Los Angeles. « Most Heart Attack Patients’ Cholesterol Levels Did Not Indicate Cardiac Risk. » ScienceDaily. ScienceDaily, 13 January 2009. https://www.sciencedaily.com/releases/2009/01/090112130653.htm

A new national study has shown that nearly 75 percent of patients hospitalized for a heart attack had cholesterol levels that would indicate they were not at high risk for a cardiovascular event, based on current national cholesterol guidelines.

[4] Liang Y, Vetrano DL, Qiu C. Serum total cholesterol and risk of cardiovascular and non-cardiovascular mortality in old age: a population-based study. BMC Geriatr. 2017 Dec 28;17(1):294. doi: 10.1186/s12877-017-0685-z. PMID: 29281976; PMCID: PMC5745647. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29281976/

The inverse association between high total cholesterol and reduced all-cause mortality in older adults is primarily due to non-cardiovascular mortality, especially among those who are not treated with cholesterol-lowering medications.

[5] Yamagishi K, Iso H, Yatsuya H, Tanabe N, Date C, Kikuchi S, Yamamoto A, Inaba Y, Tamakoshi A; JACC Study Group. Dietary intake of saturated fatty acids and mortality from cardiovascular disease in Japanese: the Japan Collaborative Cohort Study for Evaluation of Cancer Risk (JACC) Study. Am J Clin Nutr. 2010 Oct;92(4):759-65. doi: 10.3945/ajcn.2009.29146. Epub 2010 Aug 4. PMID: 20685950. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20685950/

Saturated fatty acid (SFA) intake was inversely associated with mortality from total stroke, including intraparenchymal hemorrhage and ischemic stroke subtypes, in this Japanese cohort.

[6] Randomized Controlled-Feeding Study of Dietary Emulsifier Carboxymethylcellulose Reveals Detrimental Impacts on the Gut Microbiota and Metabolome Chassaing, Benoit et al. Gastroenterology, Volume 162, Issue 3, 743 – 756, https://www.gastrojournal.org/article/S0016-5085(21)03728-8/fulltext

These results support the notion that the broad use of the synthetic emulsifier carboxymethylcellulose (CMC) in processed foods may be contributing to increased prevalence of an array of chronic inflammatory diseases by altering the gut microbiome and metabolome.


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Nutrition, Santé

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Commentaires

Une réponse à “L’inflammation et son rôle dans les maladies modernes”

  1. […] surtout l’excès de graisse viscérale autour de ton abdomen, est un facteur majeur. Cette graisse abdominale nocive libère des hormones inflammatoires et des acides gras libres dans ton sang, ce qui perturbe la signalisation de l’insuline et […]

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